Internet et les moins de 20 ans

Depuis plusieurs années maintenant, Internet prend une place importante dans nos vies et notre quotidien. De plus en plus tôt. En l’espace de quatre ans, entre 2012 et 2016, les 1-6 ans et les 13-19 ans ont passé deux heures de plus par semaine sur Internet. Plus globalement et quelle que soit la tranche d’âge étudiée, la navigation sur Internet est bien plus accrue qu’il y a 5 ans. On observe une évolution des pratiques et des usages sur Internet des moins de 20 ans.

Quelques chiffres pour nous aider à y voir plus clair :

Temps passé sur Internet

  • Avant même l’âge de raison, les enfants passent en moyenne 4h par semaine sur internet.
  • Les 7-12 ans y consacrent environ 6 heures
  • Les 13-19 ans passent plus de 15 heures (!) par semaine sur Internet

 

Sur quels écrans ?

  • Le smartphone est l’écran N°1 des 13-19 ans. 81 % d’entre eux en possèdent un.
  • À noter que la tablette est l’écran N°1 des 7-12 ans (taux d’équipement : 36 %).

 

Pour quoi faire ?

  • 55% des jeunes, âgés entre 7 et 19 ans, ont déclaré avoir utilisé Internet pour se renseigner sur un potentiel achat.

 

Applications

  • YouTube est l’application préférée (la plus utilisée) chez les 13-19 ans, 79% des adolescents.
  • Facebook : 77%, Snapchat : 57%, Instagram : 42%, Twitter : 34%
  • 9 adolescent équipés sur 10 utilisent des applications mobiles

 

Et la “vraie” vie alors ?

  • Activités hors-écran préférées des 1-6 ans : Jouer (75%), Discuter (71%), Se promener (55%)
  • Activités hors-écran préférées des 7-12 ans : Discuter (61%), Jouer (55%), Faire du sport (48%)
  • Activités hors-écran préférées des 13-19 ans : Écouter de la musique (60%), Discuter (59%), Passer du temps avec ses amis (49%)

 

Ces chiffres, en perpétuelle augmentation, ne peuvent qu’inciter les pouvoirs publics et les parents à d’avantage vérifier l’utilisation de ces réseaux sociaux. Et d’élaborer une véritable    éducation aux nouveaux médias afin d’encadrer, par exemple, la publication de contenus.

 

“Les jeunes passent beaucoup trop de temps devant les écrans !”

On entend souvent cette phrase de la bouche de parents désabusés, qui voient leur(s) enfant(s) passer de plus en plus de temps devant des écrans (télévision, ordinateur, tablette…).

Difficultés à trouver le sommeil, mal aux yeux ou maux de tête et de dos, défaut d’attention, de concentration, lobotomisation et manipulation des esprits. Et la liste est encore longue. Si les nouvelles technologies ne manquent pas d’avantages, on ne peut occulter les griefs d’Internet où violence, pornographie, intrusion, harcèlement, embrigadement y sont largement présents.

Il convient ainsi de sensibiliser les plus jeunes au potentiel et aux dangers d’Internet, leur apprendre à faire la part des choses et limiter leur consommation d’écran (sans pour autant tomber dans la démesure et leur interdire tout accès au réseau).

Si le rôle des parents est primordial dans la vigilance dont doivent faire part les enfants vis-à-vis d’Internet, l’Éducation Nationale serait également bien avisé de mettre en place, par exemple, des programmes visant à mettre en garde les plus jeunes contre les méfaits du digital (et bien sûr mettre en avant ses atouts).

 

L’usage des réseaux sociaux

Les jeunes internautes ont désormais leurs petites habitudes sur Internet. Leurs réflexes sont aujourd’hui bien huilés autour de quelques sources préférées : Google voire Wikipédia pour l’info, Facebook, Twitter pour le suivi des communautés, et pour beaucoup Youtube.

L’avènement du mobile a conduit à une consommation de plus en plus importante des réseaux sociaux mais également des applications mobiles de messagerie instantanée comme Whatsapp ou Snapchat.

Ainsi, le réseau leur permet d’échanger leur expérience, de rester en contact permanent ou encore de développer des relations à distance.

Mais attention tout de même : il convient de soigner son e-réputation. En effet, il est devenu monnaie courante pour les recruteurs d’aller faire un tour sur le profil Facebook du demandeur d’emploi.

Subsiste également le soucis de l’addiction qui, si elle ne se vérifie pas, bien heureusement, pour tous les jeunes utilisateurs de smartphone, touche quand même de nombreux adolescents en quête d’une “notoriété virtuelle”, en attente permanente d’un nouveau like, d’une notification, d’un tweet…

 

Le cyber-harcèlement, nouvelle forme de criminalité

Le harcèlement c’est quand une personne devient la cible d’une autre personne ou d’un groupe de personnes : de manière répétée et sur une longue durée, il ou elle subit des moqueries ou insultes.

Les jeunes font figure de cibles privilégiées par les manipulateurs.

Fausses rumeurs, “body shame”, diffusion de photos compromettantes… Le harcèlement peut prendre de nombreuses formes sur Internet ce qui fait du web un terrain presque propice à ce genre de pratiques. Quand elles ont lieu sur les réseaux sociaux, ces attaques désemparent d’autant plus que, pour beaucoup, Internet apparaît comme une zone de non-droit où il est difficile de porter plainte (certains agissent d’ailleurs de manière plus ou moins anonyme). Quant à effacer les contenus incriminés cela semble également illusoire d’autant plus que parfois ces contenus sont dupliqués et démultipliés.

Il y a pourtant des choses à faire et à ne pas faire dans ces situations. Ne pas surenchérir en ligne et en parler à une personne de confiance, en face à face. Il existe aussi des lois et des recours que l’on peut saisir. Des organismes et associations spécialisés peuvent également être consultés .

Pour plus d’informations : http://www.nonauharcelement.education.gouv.fr/que-faire/faire-face-au-cyberharcelement/)

Autre forme de harcèlement à laquelle personne n’échappe tout à fait : la pub ! Et les jeunes sont une cible commerciale privilégiée (forte utilisation des réseaux sociaux donc bouche-à-oreille, sont les plus enclins à consommer…). Commencer par éviter de « liker » les marques ou les distributeurs évite d’être reconnu comme un sujet de consommation. Il existe des logiciels à installer sur son ordinateur et sur son smartphone (les “adblocker” comme “Adblock Plus”, “uBlock Origin” ou encore “Ghostery”) pour minimiser ce harcèlement par les publicités.

Un adblocker est chargé de filtrer le contenu des pages web afin d’en bloquer certains éléments, en particulier les bannières de publicité. Une page dont la publicité est bloquée télécharge une quantité d’informations moindre que la même page sans blocage de la pub, ce qui accélère son affichage.

 

Pour toutes les raisons que l’on vient d’expliciter, il convient de sensibiliser les plus jeunes aux bienfaits et surtout aux méfaits d’Internet et de réguler leurs usages sur le réseau afin de leur éviter quelque déconvenue future.